La Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) est labellisée Grande Cause Nationale 2018 qui a pour thème la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Cette année, Solidarité Femmes a voulu communiquer sur ce qui permet de sortir des violences. Le film, c’est l’histoire d’Alice : un appel au secours, un départ préparé, un suivi professionnel jusqu’au relogement. Une reconstruction possible grâce à des professionnel.le.s : celles et ceux qui écoutent, accueillent, confortent, protègent, puis guident vers la sortie de l’enfer et l’autonomie. Ecoutantes du 3919, assistant.e.s sociales, psychologues, juristes, les équipes du réseau national “FNSF”. La première étape, c’est un appel…

Des chiffres alarmants

En 2017, 141 femmes en grand danger ont bénéficié d’une Mise En Sécurité (MES) suite à des violences. 250 enfants ont été co-bénéficiaires. Au total, ce sont 391 personnes qui ont pu bénéficier d’un éloignement géographique au vu de la dangerosité de la situation. Parmi les femmes bénéficiaires d’une mise en sécurité, 90% des demandes ont pour motif les violences conjugales.

Les violences intrafamiliales concernent 19% des mises en sécurité. Les mariages forcés représentent 9% des demandes. 9 femmes sur 10 ont subi des violences physiques, psychologiques et verbales. La Fédération Nationale Solidarité Femmes définit six types de violences: verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, économiques, et administratives.

Les femmes bénéficiaires d’une MES cumulent plusieurs types de violences. Plus de 95% d’entre elles sont victimes de violences verbales, psychologiques et physiques, très graves. 67% sont victimes de violences économiques et 44% de violences sexuelles. Les violences administratives représentent près d’un tiers des violences déclarées.

Près de 8 femmes sur 10 ont reçu des menaces de mort.

79% des femmes mises en sécurité en 2017 ont été menacées de mort par leur agresseur. Plus d’une femme sur deux a été privée de vie sociale et culturelle par son agresseur et vivait sous son contrôle permanent. Plus d’une femme sur trois a été menacée avec une arme. Un tiers des femmes bénéficiaires d’une MES a été victime d’un viol. 17% des femmes ont perdu leur emploi suite aux violences et /ou au contrôle permanent. Dans 16% des situations l’agresseur a attenté à leur vie. Pour 71% des victimes, l’agresseur est l’actuel compagnon.

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