Dans la lignée du positionnement d’Âme de Pub, nous traitons ce qui se passe en amont des créations publicitaires, relevant du domaine de la stratégie, de la conceptualisation et de la production.

Aujourd’hui, nous allons aborder la production publicitaire avec Oriana Berzig.

Qu’est ce qu’un “TV Producer” ou un “Acheteur d’Art” ?

Commençons par la distinction de ces deux choses. Quand nous parlons de “la prod”, on en parle en sens général du terme. Les “tv producers” s’occupent des spots TV, et dans certaines agences, de la production de spot radio. Les acheteurs d’art, eux s’occupent du print. Le pôle production d’une agence de publicité travaille en étroite collaboration avec les commerciaux et les créatifs. Les commerciaux viennent solliciter la prod en amont de la validation d’une maquette, ou d’un storyboard pour commencer à planifier la PDV. C’est à ce moment que commence la pré-production.

La pré prod est la préparation d’une prise de vue ou d’un tournage et de tout matériel à produire quel qu’il soit, un objet, un sticker, peu importe quoi…

En fonction des intentions des créatifs et de ce qu’ils veulent, c’est à la production de trouver des photographes ou réalisateurs, des comédiens, des modèles, des voix des stylistes, stylistes culinaires… des talents, des artistes, des gens qui maîtrisent un travail. Ils sont choisis en fonction d’un planning, des besoins, d’ambitions et d’un budget.. Bien sûr, c’est aussi à eux de décider si oui ou non ils veulent travailler sur le projet en question.

Une fois tous ces prestataires trouvés, c’est aux créas de faire une shortlist. Par exemple, si nous avons besoin de deux modèles, un homme et une femme, l’agence de mannequin nous enverra une sélection de personnes qui rentre dans les critères demandés (âge, sexe, couleur de cheveux, couleur de peau…). Les clients sont souvent indécis et ont besoin du regard et de la reco de leur agence, d’où l’intérêt de la shortlist.

On présentera seulement une présélection de 3 hommes et 3 femmes et le client fera son choix parmi ces personnes présentées. Pour les petites prises de vues qui ne nécessitent pas une mise en oeuvre trop lourde, la prod fait ce travaille seule. Lorsqu’il s’agit de plus grosses productions, des tournages par exemple, on fait appel… à une autre agence de prod! Cette agence de prod, prestataire, s’occupe de la prod executive.

En général, les prod exe sont choisies en fonction du réalisateur/photographe et des capacités de mise en oeuvre. Dans ces cas là, l’agence fait office de filtre entre la prod exe et le client : elle brief, fait des choix, et simplifie les démarches afin que le client n’ai plus qu’a dire “oui” ou “non”.

De la pré-prod découle une PPM. La PPM, ou pré-production meeting est une réunion qui peut durer de quelques heures à plusieurs jours ou tous les détails relatifs à la pdv/tournage sont abordés et sur lesquels on statue, de concert avec l’agence de pub, la prod exe et le client. On y passe tout en revue : c’est à ce moment la qu’on fait un choix définitif sur tous les aspects de la production :  les modèles, le stylisme, la coiffure, le set design, lumière, post-production….tout y est réfléchi, jusqu’au moindre détail.

À la fin de la PPM, tout doit être absolument limpide et tous les choix doivent être faits car la prochaine étape est le tournage/ PDV. Elle donne lieu à un compte rendu qui engage chacun des acteurs.

Si toute la pré-production a été faite correctement, la production doit arriver sur le lieu de tournage/PDV sereinement. Le créa en charge du projet est évidemment présent, c’est le DIRECTEUR artistique ! A ce moment, le rôle de la production est de s’assurer que le cahier des charges initialement défini a bien été respecté. Des changements pourraient impacter le budget : du retard, un brief qui devient plus complexe parce que le brief initial n’est pas respecté.., pourraient entraîner des coûts supplémentaires, or c’est une partie significative du métier de producteur : le respect du budget. Pour une prise de vue, on essaie de faire la sélection des meilleures photos directement sur le set : on y gagne un temps précieux car nous avons l’oeil du photographe et du créatif, l’avis des commerciaux mais surtout l’avis du client qui est présent sur le set !

Quand l’étape de production se termine, on passe à la post-production.

En post production, on s’occupe du montage, des retouches, du mix, de l’étalonnage… tout ce qui touche à l’image et au son et qui garantit le rendu final.

Pour du print, le retoucheur s’occupe de gommer les imperfections, joue sur les contrastes… afin de se rapprocher au plus de la maquette faite par le créa en amont de la pre-prod. Une fois la validation effectuée, on livre les “masters” pour impression.

Pour un film, il s’agit du montage, de l’étalonnage (le travail de la lumière et des couleurs) du mix (travail du son). Jusqu’à validation finale du film.

Pour le cinéma on fait un DCP. Le DCP est une séance qui s’effectue dans une vraie salle de cinéma. C’est une simulation. On y projette trois films publicitaire différents. Celui sur lequel nous avons travaillé passe en deuxième position. Le DCP est fait pour avoir un point de comparaison : vérifier si la voix off n’est pas trop faible en comparaison avec la musique de fond, ou encore si l’image et le son s’alignent bien avec les autres publicités, pour qu’il n’y ait pas un gros décalage avec les autres publicités. Par contre, le DCP coute relativement chère et est donc par conséquent, loin d’être un automatisme.

Après le DCP, nous avons deux options :

– il y a un souci quelque part et un remontage est nécessaire

– validation définitive.

Une fois le film complètement validé, on envoie à nouveau les masters. Soit au client qui l’enverra à qui de droit, soit aux régies des clients voir même aux chaînes directement (après réception d’un plan média évidemment).

Auteur : Oriana Berzig

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