Le jeu vidéo, deuxième produit culturel le plus consommé en France, n’occupe plus seulement la place de divertissement pour jeunes ados « geeks » enfermés dans leur chambre. Aujourd’hui, nombreux sont les jeux vidéo qui, grâce à leur réalisme et leur écriture, prennent des partis pris sociaux ou politiques. Beaucoup de studios de créations vidéoludiques véhiculent leur idée via ces œuvres.

C’est par exemple le cas du jeu Grand Theft Auto, parfaite satire de l’Amérique et de ses déboires. Dans un autre style, le jeu vidéo Rime nous guide avec poésie à travers les aventures d’un jeune garçon qui devra franchir de nombreuses difficultés dans un rite initiatique afin de découvrir les enseignements du passage à l’âge adulte. Prenons encore le genre des serious games mêlant les activités dites « sérieuses » à la pédagogie et l’amusement.

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Le jeu-vidéo : nouveau relais d’influence

C’est dans cette veine que Ubisoft, avec Far Cry 5, s’est attelée à nous dépeindre un portrait des « rednecks » des États-Unis, sur fond de deuxième amendement, de grosses barbes et de pick-ups. Un parti-pris dénonciateur d’un possible futur chaotique et des faits d’actualités réels, en ayant démarré la diffusion des premiers teasers du jeu un an après l’élection de Donal Trump.

Le jeu vidéo, témoin et porte-parole de l’histoire

De tout temps, les jeux vidéo ont dépeint une réalité à laquelle leurs créateurs ont été exposés, et ont tenté de nous représenter à leur manière, comme c’est le cas avec l’art ou le cinéma. Le jeu vidéo se veut, aujourd’hui plus que jamais, miroir de notre société et capable de prendre position pour des causes que ses concepteurs estiment comme devant être traitées. La force de cet art, c’est que la création y est libre, de la conception des univers à l’écriture scénaristique, le tout avec un réalisme s’améliorant d’année en année.

Quel rôle artistique et social jouera le jeu vidéo demain ? Jusqu’où la frontière entre le réel et l’artistique tiendra-t-elle ? Autant de pistes de réflexion, auxquelles un membre d’Ubisoft nous a apporté quelques éléments.

Emmanuel Carré, porte-parole d’Ubisoft en France, contacté par Pixels-Le Monde a déclaré : « Far Cry 5, ce n’est pas l’histoire d’une personne en particulier, d’une religion ou d’un événement, mais il se dégage pourtant l’impression que l’univers de Far Cry est inspiré par le monde réel passé et présent – tout comme les livres, les documentaires, ou les films. FC5, c’est un travail de fiction qui est pensé pour immerger les joueurs dans un scénario plausible. »

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