La plupart des dirigeants des grandes entreprises sont actifs sur les réseaux sociaux (Twitter ou LinkedIn). Mais quelle est leur capacité à entrainer leurs audiences et dans quelle mesure cette dernière est-elle qualifiée ? L’agence Angie + 1 publie la 2ème édition d’une étude sur la réalité de leur leadership digital.

Principaux enseignements : les grands patrons s’expriment plus, avec plus de maturité et plus d’impact. Les plus actifs mettent leurs réseaux sociaux au service des engagements de leurs entreprises et défendent une cause, un combat, une raison d’être

Le TOP 3 du Leadership digital en 2019

  1. Patrick Pouyanné – PDG Total 60/100

Il combine franc-parler, enthousiasme, expression d’une raison d’être et quadrille le terrain tout au long de l’année. Il s’empare de la première place après avoir terminé 2ème de l’édition 2018.

  1. Emmanuel Faber – PDG Danone 59/100

Avec des prises de parole choisies mais efficaces et saluées, il a vu ses communautés d’abonnés grandir de manière à la fois spectaculaire (+100 000 abonnés sur LinkedIn) et qualitative.

  1. Isabelle Kocher – DG Engie 59/100

Numéro 1 du classement l’an dernier, elle continue à faire référence en multipliant les prises de parole multi-sujets, mais aussi en développant sa présence, par exemple en investissant Instagram.

Et dans le top 10… 

4. Thierry Breton – PDG, Atos 55/100

5. Alexandre Bompard – PDG, Carrefour 53/100
6. Frédéric Oudéa – PDG, Société Générale 50/100
7. Jean-Pascal Tricoire – PDG, Schneider Electric 49/100
8. Alain Dehaze – Président, Adecco 47/100
9. Thomas Buberl – DG, AXA 47/100
10. Gérald Karsenti – DG, SAP France 46/100

Une communication digitale en hausse

En effet, les dirigeants sont plus nombreux à utiliser les réseaux sociaux, l’étude montre une tendance d’environ +10%. « Nous constatons un mouvement de bascule de Twitter vers LinkedIn qui s’opère lentement. Si Twitter est toujours le réseau privilégié des dirigeants (90% de patrons Twittos et aucun signe de baisse d’activité), 70% sont maintenant actifs sur LinkedIn (contre 55% en 2018). Il y a donc une prise de conscience de l’intérêt de LinkedIn, voire de l’intérêt d’une double présence Twitter – LinkedIn. » ajoute François Guillot.

« Cependant, comme en 2018, les inégalités de genre subsistent, malgré la troisième place d’Isabelle Kocher au classement. 16 femmes seulement se classent dans le top 100, et 9 dans le top 50 », rappelle Eric Camel, PDG d’Angie.

Au cœur de la communication digitale et des réseaux sociaux : la raison d’être des entreprises

La notion de raison d’être – ou de « purpose » – de l’entreprise infuse dans tous les secteurs de la société. En effet, l’entreprise « à mission » devient une réalité pour les patrons, qui en font une priorité et un sujet stratégique en interpellant collaborateurs, concurrents, responsables politiques, journalistes et leaders d’opinions autour de leurs causes.

« Dans ce Top 10 nous identifions 3 combats récurrents derrière lesquels se rallient les dirigeants » commente François Guillot, Directeur Associé d’Angie+1, « Combattre le réchauffement climatique est LA priorité d’engagement des CEO, tous secteurs d’activité confondus. Les acteurs de l’agro- alimentaire et de la distribution encouragent, eux, des modes de consommation et de production plus responsables et les acteurs de la tech et du secteur tertiaire s’engagent pour un monde du travail et de l’entreprise plus éthique. »

Méthodologie

  • Cette étude a été réalisée sur une période comprise entre janvier 2018 et janvier 2019
  • Outils utilisés : WMFLabs PagesViews, Twitonomy
  • Dirigeants sélectionnés :
    – Présidents ou DG (CEO) – Patrons de grosses BU ou filiales équivalentes à de grandes
    entreprises (+500 salariés)
    – En poste au 01/01/18
    – Patrons français exerçant leurs fonctions dans des entreprises françaises ou internationales
    – Patrons étrangers d’entreprises françaises ou de filiales françaises d’entreprises internationales.
  • Réseaux analysés : Wikipédia, Twitter et LinkedIn.

Quatre critères mesurés, pour un résultat sur 100 points

  • L’attractivité (pondération : 25 points). Mesure de l’audience des pages Wikipédia de chaque dirigeant (corrigées d’éventuels pics de visibilité en cas d’affaires sensibles).
  • L’audience qualifiée (pondération : 30 points). Comptabilisation des audiences sur LinkedIn,
    surpondération des comptes vérifiés et de ceux appartenant à des influenceurs, élimination des comptes inactifs et des robots.
  • L’activité (pondération : 15 points). Elimination des comptes de dirigeants ayant posté moins de 10 tweets ou 2 posts LinkedIn Pulse dans l’année.
  • L’engagement (pondération : 30 points). Volume d’engagement moyen par publication pour
    Twitter et LinkedIn.

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